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Le manifeste


MANIFESTE POUR UNE SOCIETE DE DROIT

Le Tchad est un pays qui dispose de tous les atouts humains et physiques pour que chacun de ses habitants puisse jouir dans la Paix, la Justice et la Prospérité, de la vie à laquelle il aspire légitimement.

Pays déjà victime du système coloniale et de ses conséquences, le Tchad a souffert et continue de souffrir des méfaits et de l'inconscience de toute une génération. L'ignorance, l'oubli et le mépris des droits fondamentaux du citoyen ont été érigés en règle de société pour le plus grand malheur de la "Nation Tchadienne".

Dès les premières heures de l'indépendance politique en 1960 et sous la responsabilité des Rébubliques successives, les éléments du tableau sont demeurés constants: violations flagrantes et mépris des lois par l'autorité, déviation des institutions nationales telles que la force publique vers la répression aveugle des citoyens, hommes, femmes et même des enfants, la pratique du népotisme, du tribalisme, du régionalisme et du confessionnalisme à outrance, les arrestations, dénonciations et détentions arbitraires, les exécutions sommaires, la pratique de la torture, la censure, la perversion et la société par le culte de la personnalité, par le côntrole des consciences, la négation de la personne, de la vie humaine et de la propriété, les entraves à la liberté d'aller et venir, l'agression des étrangers résidents, bref voilà ce que devint le fondement de la société tchadienne.

Des voix se sont élevées ici et là dans l'action, du fond des geôles ou dans l'exil pour dénoncer ce dérapage dangereux et persistant, et pour tenter de ramener la société tchadienne aux valeurs d'une société véritablement humaine.

Beaucoup ont dû payer leur audace au prix de leur vie, de leur carrières, de leur jeunesse et de leur bien. Cependant la lutte n'est pas pour autant terminée, ni l'espoir de restaurer la société de paix, de justice et de liberté perdue.

Aujourd'hui plus que jamais notre conscience nous interpelle chacun à faire son méa culpa, par delà nos différences, nos opinions et nos interêts propres, et par delàs les errements et abstentions coupables du passé.

Ni l'histoire, ni nos descendants ne nous pardonneront encore si nous ne faisons rien afin d'éviter à notre société tchadienne de retomber à nouveau dans le cycle cynique et infernal de violence et de confusion que nous venons d'énoncer plus haut.

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